Interview / Cathy Delanssay in french

cathy delanssay

Tell us about your background- where you study, how and when you became an illustrator…

Bonjour, je m’appelle Cathy Delanssay, je suis peintre et illustratrice pour l’édition jeunesse. Je suis autodidacte. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré dessiner. Je me souviens aimer sentir les odeurs des crayons de couleurs, des craies grasses et de la gouache scolaire, je gribouillais tout le temps, à la maison et à l’école. Je  passais des heures à regarder les images de mes livres de contes et j’étais souvent dans mes rêveries (cela n’a pas changé). Vers 12 ou 13 ans, j’ai eu comme un déclic et je me suis dit avec beaucoup de convictions : « je serai dessinatrice » A l’époque, je ne savais pas encore quel support serait le mieux adapté, mais je savais déjà que c’était plutôt de l’illustration. Je ne voulais rien faire d’autre comme métier et j’y croyais fermement. J’ai eu une longue période « manga », j’avais crée un fanzine aussi, il avait un certain succès ! Ce sont de bons souvenirs.

J’y ai toujours cru, même pendant les périodes les plus sombres de ma vie. A 22 ans, je suis allée vivre à Paris où je suis restée huit ans. Je faisais plusieurs emplois mal payés et sans rapports avec le dessin, mais ça me permettais de vivre et de dessiner le soir, en rêvant qu’un jour « j’y arriverai ». Les années ont passé et en 2004, je me suis lancée, je me suis donnée au maximum.  Et ça a marché un an plus tard. Je devais d’abord me sentir prête à présenter mon travail pour ne rien regretter. Un échec aurait été une catastrophe psychologiquement. Je devais donc attendre. J’ai signé mon premier contrat d’édition avec les éditions Balivernes, ce fut magique !

There is a big Asian influence in your work, why? Where does it come from?

J’ai découvert les dessins animés japonais à la TV lorsque j’étais petite. Candy et Goldorak, pour ne citer que ces deux célèbres personnages symboliques, ont bercés mon enfance télévisuelle. Avec les années, il y avait de plus en plus de dessins animés, puis à l’adolescence, des magazines spécialisés sont nés en France (Animeland est le premier) et c’est ainsi que j’ai pu découvrir l’incroyable richesse des mangas. Cette culture m’a aussitôt subjuguée. Je peux dire que mes premiers amours conscients en tant que « dessinatrice » viennent de là.

Good travel littles balloons

Good travel littles balloons

You work with different mediums- Chinese ink, photoshop, acrylic.. Do you have a favorite one and how do the others blend all together?

Je suis une grande curieuse des techniques, j’aime tester et faire ma cuisine.  Plus jeune, je travaillais à l’aquarelle et encre de chine, c’est avec cette technique je me suis formée. A l’époque, mon trait était toujours apparent, à la façon des mangas. Puis avec le temps, cela a évolué. Mais je ne suis pas à l’abri de nostalgie et refaire un style manga.  Selon les livres à réaliser, je travaille en numérique, à l’encre ou à l’acrylique sur papier, crayons de couleurs… mais ce que je préfère c’est l’acrylique sur toile pour mes travaux personnels, et peindre debout me donne de belles sensations.

Were you attracted to children’s book from the start or someone came to you with the idea ?

Je me suis vraiment intéressée au livre jeunesse assez tard. J’étais déjà à Paris lorsque j’ai  constaté l’évolution de ce milieu ; De nouveaux artistes étaient publiés avec des styles plus modernes, des mises en pages originales bien loin des classiques livres pour enfants d’avant. C’est en feuilletant les livres en librairies que j’ai fait ce constat, et internet aussi m’a bien documentée. C’est début 2000 que je me suis dit que c’est dans ce secteur que je pouvais publier mon travail. Avant, je rêvais de faire des artbooks, mais illustrer des histoires, c’est super aussi !

You started to work professionally in 2005 and did a lot since then. Can you tell us how you do it? Is there a secret to your success?

Honnêtement, je ne saurais pas dire pourquoi. On me dit souvent « c’est beau », la douceur peut-être ? la féminité et le côté rêveur ? C’est une des questions les plus difficiles à répondre, tout comme « Comment faites-vous » ? Je suis vraiment heureuse que des personnes aiment mon travail, cela me donne envie de progresser.

The dream in blue

The dream in blue

You have many work published, tell us what they are.

Il s’agit essentiellement de livres pour filles et aussi des livres moins commerciaux sur des thèmes différents que j’ai écris (j’écris à mes heures perdues) J’en ai publié 3 seules et les autres sont avec un auteur ou des collectifs. Et il ya tellement de projets dans les cartons à dessins… Mais j’aimerais aussi créer des livres « pour la famille », pas uniquement pour les enfants. Des livres qui font rêver à tous les âges ; Je ne suis pas encore prête, j’espère un jour… Le plus difficile, c’est de trouver les idées…

What would be a dream project for you?

Ce serait magique de faire une exposition avec une scénographie complexe où se mêleraient de la musique, du théâtre et des personnes déguisés. J’imagine un univers féerique, et des jeux de lumières qui permettraient aux visiteurs de s’immerger complètement dans un autre univers. On pourrait se cacher aussi, imaginer être un des personnages,… bref, quelque chose d’un peu surréaliste. Dans ma tête, c’est assez précis, une sorte de mini parc d’attraction avec des peintures partout et beaucoup de couleurs, un brin de folie douce et plein de choses mignonnes. En fait, quand j’y pense, c’est plus une sorte de spectacle où les acteurs seraient les spectateurs. C’est un peu fou quand j’y pense.

Did you encounter any difficulties being a woman in your industry?

A de rares occasions c’est arrivé, mais j’ai la chance d’avoir un fort caractère et je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Probablement que les années à Paris comme serveuse m’a endurci dans le monde du travail. La preuve que rien n’est à perte, on apprend partout.

Any time you wanted to give up, why? What / who helped you with it ?

J’ai réalisé gratuitement des illustrations à plusieurs occasions,  pour soutenir des enfants malades. Ce sont des moments forts et tristes aussi. Je pense qu’un illustrateur a un certain « pouvoir » de faire rêver les enfants et ne pas donner, ce serait très égoïste. Un joli dessin pour donner un sourire, puis me faire sourire ; C’est un peu donner du bien pour me faire du bien. Le monde est dur, un peu de douceur avec ces échanges humains est tellement réconfortant.

What are you working on right now?

Je travaille plusieurs projets. Avec une société russe pour réaliser des décors de chambres d’enfants, des coloriages en France et des affiches de ballets d’opéra dansés par une école de danse (en Floride). En parallèle,  je continue à travailler sur toile pour mes projets personnels.

What would you like to do next? Any projects you would like to work on?

Oh oui, il y en a beaucoup ! Certains dont j’ai écrit l’histoire, et aussi un roman qui se passe au Japon médiéval qui est déjà commencé. Et puis il y a aussi des sujets qui m’intéressent mais dont je n’ai encore rien écrit ou dessiné, ce sont juste des pensées. Chaque chose en son temps… J Les envies et les idées évoluent naturellement, et puis souvent, elles sont assez mûres un jour et viennent taper à ma porte. En général, je crée sous impulsions (pour mes projets personnels). Les commandes, c’est autre chose : j’ai besoin de quelques jours pour me plonger dans le sujet, je me documente beaucoup par les livres, internet ou des films,  puis je commence enfin à travailler les crayonnés.

With your soul, I make flowers

With your soul, I make flowers

Your website displays very clearly all the useful links to help people get more information on  your art and products. Did you take business , marketing classes?

Pas du tout, j’essaie simplement de mettre le plus d’informations possible concernant mes réalisations disponibles à la vente. La vie est dure pour un artiste, aussi un accès facile aux liens marketing est essentiel… Ah, si je pouvais seulement d’amour, d’eau fraiche et de peinture… ^^ Ce serait le paradis !

Anything else you would like to tell us?

Et bien, j’aimerais simplement dire qu’il faut croire en ses rêves et ne pas baisser les bras. Les moments de doute sont terribles aussi. J’en parle car en ce moment, j’en ai souvent. Mais je pense que c’est essentiel de se remettre en question, cela est pénible, mais ça aide aussi à progresser. Rien n’est acquis, il faut  toujours courir derrière la réussite, et j’ai la sensation que c’est quelque chose de très fluide qui glisse entre les mains. C’est pourquoi, afin de ne rien regretter, il faut faire de son mieux ! Alors au final, tout dépend de soi… Courage ! La vie est belle, non ?

The girls

The girls

To get more information, visit Cathy Delanssay’s website, and Women Artists Of  The World

Presented by The International Foundation for Women Artists

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